La guerre entre l’Iran, Israël et les États Unis commence à se faire sentir dans les stations service françaises. Selon les relevés du ministère de l’Économie, le prix moyen du litre de SP95 E10 atteignait environ 1,78 euro mercredi, soit près de 7 centimes de plus qu’à la veille des premières frappes sur l’Iran.
La hausse est encore plus marquée pour le gazole, dont le prix moyen s’élève désormais à 1,88 euro le litre, soit environ 16 centimes supplémentaires en quelques jours. Dans certaines zones urbaines, notamment à Paris, les prix dépassent déjà les 2 euros le litre pour l’essence comme pour le diesel.
Les automobilistes se ruent dans les stations
Face à cette flambée soudaine, de nombreux automobilistes se précipitent dans les stations service pour faire le plein avant une éventuelle nouvelle hausse. Dans plusieurs régions, les exploitants observent une fréquentation inhabituelle.
Dans le Var, un responsable de station décrit une situation tendue : « En fin de soirée lundi, on n’avait plus rien. Les gens ont peur de la hausse du prix. Tout le monde remplit son réservoir. »
Ce phénomène de ruée vers les stations rappelle les épisodes de tensions observés lors des crises énergétiques précédentes. La crainte d’une pénurie ou d’une nouvelle flambée des prix pousse certains consommateurs à faire le plein plus tôt que prévu.
Les distributeurs soupçonnés de profiter de la crise
Cette hausse rapide alimente aussi les soupçons d’une augmentation anticipée des prix par les distributeurs. Certains consommateurs estiment que les stations répercutent trop rapidement les hausses du pétrole.
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Les professionnels du secteur rejettent ces accusations. Ils expliquent que les prix à la pompe dépendent directement des cours internationaux des produits pétroliers raffinés et de la logistique d’approvisionnement.
Les marges de distribution restent par ailleurs limitées. Une grande partie du prix du carburant correspond aux taxes et au coût du pétrole brut.
Le gouvernement surveille l’évolution des prix
Face aux inquiétudes, les autorités assurent suivre la situation de près. Les services de Bercy surveillent l’évolution des prix et les éventuelles pratiques abusives dans le secteur.
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Le conflit au Moyen Orient a déjà provoqué une forte tension sur les marchés de l’énergie. Le prix du pétrole a dépassé les 110 dollars le baril sur certains marchés asiatiques, alimentant la perspective d’une hausse durable des carburants.


