Municipales à Paris : deux meetings, deux visions opposées autour de Sarah Knafo

À quelques jours du premier tour des municipales parisiennes, deux rassemblements politiques organisés le même soir ont illustré la polarisation de la campagne. Jean Luc Mélenchon a appelé à faire barrage à Sarah Knafo, tandis que la candidate Reconquête tente d’imposer son rôle d’arbitre à droite.

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Paris le 9 mars 2026. Elections municipales à Paris. Meeting de la candidate à la mairie de Paris Sarah Knafo au Palais des Sports - Dôme de Paris Photo Le Parisien / Arnaud Journois

La campagne des municipales à Paris s’est tendue d’un cran lundi 9 mars. Dans deux salles différentes de la capitale, deux meetings ont illustré l’affrontement politique qui se dessine à l’approche du premier tour. À la Mutualité, Jean Luc Mélenchon est venu soutenir la candidate de La France insoumise Sophia Chikirou. Au même moment, au Dôme de Paris, Sarah Knafo réunissait ses partisans pour l’un des derniers grands rassemblements de sa campagne.

Deux événements organisés à quelques kilomètres de distance mais qui résument les lignes de fracture de l’élection parisienne.

Jean Luc Mélenchon appelle à battre le « fascisme mondain »

Devant environ 2 500 militants réunis à la Mutualité selon les organisateurs, Jean Luc Mélenchon a appelé à une mobilisation électorale contre la candidate Reconquête.

« Quel que soit son score, elle est dangereuse et nous ne pouvons la faire reculer qu’en étant plus nombreux. Tout le monde au bureau de vote, tout le monde contre les fachos », a lancé le leader de La France insoumise.

Dans son discours, il a dénoncé ce qu’il a qualifié de « fascisme mondain », visant directement Sarah Knafo et son entourage politique. Jean Luc Mélenchon a également accusé l’industriel Vincent Bolloré d’être l’un des soutiens médiatiques de la candidate.

La réunion publique servait avant tout à soutenir Sophia Chikirou, qui se présente comme l’incarnation d’une « vraie gauche » face à la liste menée par Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo. La candidate insoumise a défendu un « programme de rupture avec le monde de chaos et de malheur », tout en accusant son rival de reprendre certaines de ses propositions.

Sarah Knafo veut imposer l’union des droites

Au même moment, dans le XVe arrondissement, Sarah Knafo réunissait près de 4 000 sympathisants au Dôme de Paris pour son grand meeting de campagne.

La candidate Reconquête, créditée d’environ 13,5 % d’intentions de vote dans les derniers sondages, tente de s’imposer comme une figure centrale du scrutin. Son objectif affiché est de peser sur l’équilibre politique à droite et de pousser à une alliance avec la candidate Les Républicains Rachida Dati au second tour.

Durant son discours, elle a défendu un programme marqué par la sécurité et les économies budgétaires, promettant notamment la création de 8 000 policiers municipaux armés et dix milliards d’euros d’économies sur dix ans pour la ville de Paris.

La candidate a également multiplié les appels à l’union des droites, estimant qu’une alliance permettrait de battre la gauche dans la capitale.

Un scrutin très ouvert

Selon les dernières enquêtes d’opinion, la course reste largement ouverte à quelques jours du premier tour prévu dimanche 15 mars. Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche sans LFI, est donné en tête autour de 32 % des intentions de vote.

Rachida Dati suivrait avec environ 26,5 %, tandis que Sarah Knafo s’installerait en troisième position autour de 13,5 %. Derrière, Pierre Yves Bournazel est crédité d’environ 12 % et Sophia Chikirou d’un peu plus de 10 %.

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