Municipales à Paris : l’ex-rappeuse (Koxie) Laure Cohen rejoint Sarah Knafo

Révélée en 2007 par le tube « Garçon », l’ancienne rappeuse Laure Cohen rejoint la liste de Sarah Knafo pour les municipales parisiennes. Investie tête de liste dans le XIVe arrondissement, elle revendique un engagement « apolitique » et motivé par le quotidien des habitants.

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L'interprète de « Garçon » rejoint Sarah Knafo aux municipales de Paris.

La campagne municipale parisienne continue d’attirer des profils inattendus. Après des entrepreneurs et des figures du monde sportif, c’est une ancienne artiste de la scène pop-rap qui fait son entrée en politique. Laure Cohen, connue du grand public sous le nom de Koxie, sera candidate aux côtés de Sarah Knafo.

L’ex-chanteuse conduira la liste dans le XIVe arrondissement. Un choix qui s’inscrit dans la stratégie de la candidate souverainiste : s’entourer de personnalités issues de la société civile, capables d’incarner une forme de renouvellement.

Du succès musical à l’engagement local

En 2007, Koxie s’imposait dans les classements avec « Garçon », titre au ton mi-ironique mi-désabusé, qui avait marqué son époque. Le morceau, porté par une narration parlée et un refrain entêtant, avait offert à la jeune artiste une notoriété fulgurante. Deux albums suivront, puis une transition vers l’animation radio, notamment aux côtés de Laurent Baffie sur Rire et Chansons.

Depuis plusieurs années, Laure Cohen a changé de registre. Elle exerce comme coach en prise de parole, accompagnant dirigeants et personnalités publiques. C’est dans ce cadre qu’elle dit avoir pris contact avec Sarah Knafo. « J’ai contacté Sarah Knafo il y a un an parce que je suis coach en prise de parole et que je trouvais les siennes brillantes », confie-t-elle.

De l’admiration professionnelle à l’engagement politique, le pas a été franchi progressivement. L’ancienne chanteuse assure toutefois ne pas s’inscrire dans une logique partisane.

« Une Parisienne à bout de nerfs »

Laure Cohen revendique un positionnement détaché des clivages traditionnels. « Je suis apolitique. Mon engagement est sans étiquette. Ce sont des élections municipales, Sarah se présente sur une liste ouverte à tous les Parisiens, pas une liste partisane », explique-t-elle. Elle résume sa motivation en une formule : « Je suis simplement une Parisienne à bout de nerfs, notamment concernant la circulation et le stationnement. »

Née dans le VIIIe arrondissement et installée depuis trente ans dans le XVIIIe, elle met en avant son expérience quotidienne de la capitale. Embouteillages, difficulté de stationnement, transformations urbaines : autant de sujets qui, selon elle, nourrissent son implication.

Cette ligne correspond à celle défendue par Sarah Knafo, qui cherche à ancrer sa campagne sur des problématiques locales, tout en capitalisant sur sa visibilité nationale. Créditée d’un score lui permettant d’espérer franchir le seuil de maintien au second tour, la candidate multiplie les soutiens venus d’horizons variés.

Une stratégie d’élargissement

Autour de Sarah Knafo, des figures issues du sport ou de l’entreprise ont également affiché leur appui. L’objectif est clair : élargir l’audience d’un mouvement encore jeune en s’appuyant sur des visages connus, susceptibles de parler à des électorats différents.

Pour Laure Cohen, l’enjeu est désormais de transformer une notoriété artistique en crédibilité politique. La scène municipale n’obéit pas aux mêmes règles que l’industrie musicale. Dans le XIVe arrondissement, elle devra convaincre sur des dossiers concrets et s’inscrire dans un débat où l’image ne suffit pas.

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