Remaniement : Catherine Pégard, Sabrina Roubache, Maud Bregeon, Camille Galliard Minier, Jean Didier Berger… Les nouveaux visages du gouvernement

Au lendemain du départ de Rachida Dati, cinq personnalités font leur entrée ou leur retour au sein de l’équipe conduite par Sébastien Lecornu. Culture, Énergie, Autonomie, Enseignement, Intérieur : tour d’horizon des nominations annoncées par l’Élysée.

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Le remaniement était attendu depuis l’annonce du retrait de Rachida Dati, qui a quitté le gouvernement pour se consacrer à la campagne municipale à Paris. Moins de vingt quatre heures après sa démission, l’Élysée a officialisé une série de nominations qui redessinent partiellement l’équipe de Sébastien Lecornu.

Au total, cinq personnalités intègrent ou réintègrent le gouvernement. Si certaines figures sont déjà familières du paysage politique, d’autres effectuent un retour après un passage éclair ou une défaite électorale.

Catherine Pégard succède à Rachida Dati à la Culture

La nomination la plus symbolique concerne le ministère de la Culture. Catherine Pégard prend la suite de Rachida Dati. Ancienne présidente du château de Versailles, elle occupait jusqu’ici les fonctions de conseillère culture à l’Élysée.

Proche des cercles du pouvoir depuis plusieurs années, Catherine Pégard connaît les arcanes de l’exécutif. Son passage à la tête de l’établissement public de Versailles avait marqué les esprits, notamment par sa capacité à conjuguer rayonnement international et équilibre budgétaire. Son arrivée rue de Valois s’inscrit dans une volonté de continuité institutionnelle à l’approche des municipales.

Sabrina Roubache de retour à l’Enseignement et à l’Apprentissage

Autre retour remarqué, celui de Sabrina Roubache. L’ancienne secrétaire d’État chargée de la Ville et de la Citoyenneté retrouve un portefeuille ministériel, cette fois comme ministre déléguée chargée de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage.

Sabrina Roubache avait quitté le gouvernement après sa défaite aux législatives organisées à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale. Sa nomination marque un pari politique pour l’exécutif, dans un secteur clé alors que la question de l’insertion professionnelle et de l’apprentissage reste centrale.

Maud Bregeon à l’Énergie, Camille Galliard Minier à l’Autonomie

Maud Bregeon est nommée ministre déléguée chargée de l’Énergie. Ingénieure spécialiste du nucléaire, élue députée des Hauts de Seine en 2020, elle conserve en parallèle ses fonctions de porte parole du gouvernement, qu’elle exerce depuis septembre 2024.

Son profil technique et sa connaissance des enjeux énergétiques interviennent dans un contexte où les débats sur le nucléaire, la transition énergétique et la souveraineté industrielle demeurent particulièrement sensibles.

De son côté, Camille Galliard Minier devient ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Avocate de formation, élue de l’Isère, elle avait remplacé Olivier Véran à l’Assemblée nationale entre 2020 et 2022 lorsque celui ci était ministre de la Santé. Elle succède à Charlotte Parmentier Lecocq, qui a choisi de retrouver son siège de députée.

Jean Didier Berger auprès de Laurent Nunez à l’Intérieur

Dernière nomination notable, celle de Jean Didier Berger. Le député Les Républicains des Hauts de Seine devient ministre auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.

Ancien maire de Clamart pendant dix ans, Jean Didier Berger s’était fait élire à l’Assemblée nationale après la dissolution. Au Palais Bourbon, il s’était distingué sur les questions budgétaires et sécuritaires, déposant notamment des propositions de loi portant sur le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports ou sur l’interdiction de signes religieux ostensibles pour des mineurs participant à des activités associatives subventionnées.

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