Arthur Polidet à Doha
Il a vacillé, pesté, parfois forcé. Mais il a fini par imposer sa signature. Carlos Alcaraz a dû batailler pendant 2 heures 26 pour écarter Karen Khachanov, solide et inspiré, au terme d’un quart de finale accroché dans la capitale qatarie.
Le numéro un mondial n’a pas livré sa copie la plus propre. Mais il a encore montré cette capacité à ajuster son jeu en cours de route, à encaisser les séquences difficiles et à faire basculer le rapport de force quand l’essentiel l’exige.
Un premier set à contretemps
Le début de match a surpris. Karen Khachanov a frappé fort, très fort, prenant la balle tôt et imposant un rythme soutenu. Carlos Alcaraz s’est agacé, multipliant les fautes directes dans la première manche. Le tie break a sanctionné ce manque de précision, le Russe se montrant plus rigoureux pour empocher le set 7 3.
Alcaraz, moins fluide que d’ordinaire, a semblé chercher ses repères. Le jeu de Khachanov, puissant et agressif, l’a contraint à défendre plus qu’à son habitude.
Le tournant au service
La réaction est venue par le service. Dans le deuxième set, Carlos Alcaraz a retrouvé de l’efficacité derrière sa première balle, affichant un pourcentage élevé et plusieurs aces au moment opportun. Cette solidité lui a permis de relâcher la pression dans l’échange.
Plus varié, plus patient, il a fini par prendre l’avantage sur l’engagement adverse à 3 2. Le Russe a progressivement perdu de sa précision, et l’Espagnol a su maintenir l’écart pour revenir à une manche partout.
Une fin de match maîtrisée
Dans le set décisif, la dynamique avait changé. Carlos Alcaraz a haussé le niveau dans les rallyes, alternant amorties, changements de direction et accélérations soudaines. Karen Khachanov, toujours combatif, a tenté de rester au contact, mais l’Espagnol avait repris la main.
Le break décisif a scellé l’issue d’un match exigeant. En s’imposant 6 7, 6 4, 6 3, Carlos Alcaraz prolonge son invincibilité en 2026 et atteint pour la première fois les demi finales à Doha.
Il y retrouvera Andrey Rublev, tenant du titre, pour une affiche aux allures de finale avant l’heure. Après avoir su survivre à la tempête Khachanov, le numéro un mondial sait qu’il devra encore élever le curseur pour continuer sa route dans le désert qatarien.


