Le circuit masculin de la Coupe du monde fait escale en France ce week-end. Du vendredi 13 au dimanche 15 mars, Courchevel accueille une étape de vitesse particulièrement stratégique du calendrier. Trois courses sont au programme sur la piste de l’Éclipse : une descente et deux Super-G.
L’enjeu dépasse la seule victoire. À une semaine des finales de la Coupe du monde prévues à Lillehammer, en Norvège, les skieurs doivent terminer dans les 25 premiers du classement de chaque discipline pour y participer. Plusieurs Français jouent encore leur place.
Trois courses pour décrocher un billet pour Lillehammer
Le programme s’étale sur trois jours de compétition.
Vendredi à 11 heures, les descendeurs ouvrent le week-end avec la descente. Samedi à la même heure se disputera le premier Super-G, reprogrammé après l’annulation de l’épreuve de Garmisch-Partenkirchen début mars en raison des conditions météo. Dimanche matin à 10 h 45, un second Super-G viendra conclure l’étape savoyarde.
Ces courses constituent la dernière occasion pour de nombreux skieurs de marquer des points avant les finales. Seuls les 25 meilleurs du classement de chaque discipline sont qualifiés pour Lillehammer.
Pour mesurer l’enjeu, une victoire rapporte 100 points, une cinquième place 45 points et une dixième 26 points.
Giezendanner et Elezi-Cannaferina encore en course
Dans le camp français, plusieurs skieurs abordent ce week-end avec l’espoir de décrocher leur qualification.
En descente, Nils Allègre et Maxence Muzaton ont déjà validé leur billet pour les finales. Blaise Giezendanner, lui, reste en ballottage. Actuellement 29e du classement de la discipline, il accuse quatorze points de retard sur la 25e place occupée par l’Allemand Luis Vogt. Une bonne performance à Courchevel pourrait lui permettre d’intégrer le top 25.
Le Super-G offre également une dernière opportunité à certains Français. Mathieu Bailet occupe pour l’instant la 24e place du classement et se trouve en position favorable. Alban Elezi-Cannaferina, 30e du classement, reste encore mathématiquement en course mais devra réaliser une performance solide pour espérer rejoindre les finales.
L’étape savoyarde aura également une dimension symbolique pour Adrien Théaux. Le vétéran français disputera à Courchevel l’une de ses dernières courses sur le circuit de Coupe du monde.
Odermatt peut sceller un nouveau globe
La lutte pour les globes reste dominée par le Suisse Marco Odermatt. Leader du classement général avec plus de 1 500 points, le skieur helvétique pourrait sécuriser à Courchevel son cinquième gros globe de cristal consécutif.
Dans le classement du Super-G, il possède une avance confortable avec 425 points, devant les Autrichiens Vincent Kriechmayr et Stefan Babinsky. Une neuvième place lors du premier Super-G pourrait déjà suffire à verrouiller le classement général.
Odermatt devra toutefois composer avec une concurrence solide. Plusieurs spécialistes de vitesse comme Franjo von Allmen, Alexis Monney ou Stefan Rogentin tenteront de contester sa domination sur la piste savoyarde.
Courchevel confirme son statut sur le circuit mondial
Au-delà de l’enjeu sportif, cette étape confirme la place de Courchevel parmi les stations majeures du ski alpin. La piste de l’Éclipse, située au Praz, s’est imposée ces dernières années comme l’un des tracés de référence du circuit.
La station avait notamment accueilli les finales de la Coupe du monde en 2022 ainsi que les Championnats du monde de ski alpin en 2023. Avec ses sections rapides et ses ruptures de pente spectaculaires, la piste est aujourd’hui considérée comme l’une des plus exigeantes du calendrier.
À une semaine des finales de Lillehammer, l’étape savoyarde constitue donc un dernier test grandeur nature. Pour les Français comme pour les leaders du circuit, ces trois jours de compétition pourraient bien décider des derniers équilibres de la saison.


