À Cortina d’Ampezzo, le curling a retrouvé ses classiques. Au terme d’une soirée haletante, la Grande-Bretagne et le Canada ont validé leur billet pour la finale olympique. Une affiche qui rappelle l’histoire récente de la discipline, dominée depuis des décennies par les nations anglo-saxonnes et nordiques.
Les Britanniques ont d’abord fait tomber la Suisse, pourtant invaincue en phase préliminaire avec neuf victoires en neuf matches. Menés par leur skip expérimenté, ils ont su faire basculer la rencontre dans la dixième et dernière manche, inscrivant deux points décisifs pour s’imposer 8 à 5.
Le Canada au bout du suspense
Dans l’autre demi-finale, le Canada a dû puiser dans ses réserves face à la Norvège. Les deux équipes étaient déjà opposées quelques heures plus tôt lors du dernier match de poules, remporté par les Scandinaves. Cette fois, les Canadiens ont pris leur revanche au terme d’un extra-end étouffant, s’imposant 5 à 4.
Triple champion olympique masculin en 2006, 2010 et 2014, le Canada confirme son statut de référence mondiale. Le pays, où le curling est pratiqué par des centaines de milliers de licenciés et retransmis en prime time lors des grands tournois nationaux, aborde la finale avec l’ambition d’ajouter une nouvelle ligne à un palmarès déjà imposant.
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Pour la Grande-Bretagne, l’enjeu est différent. Finalistes en 2014 et en 2022 sans parvenir à décrocher l’or depuis le retour du curling aux Jeux en 1998, les Britanniques espèrent enfin transformer l’essai. Le curling, discipline historiquement liée à l’Écosse, constitue l’un des piliers des sports d’hiver outre-Manche.
Une finale sous tension
La finale est programmée samedi, tandis que le match pour la médaille de bronze opposera vendredi la Suisse à la Norvège. Derrière ce carré d’as, la Suède, tenante du titre, a vécu un tournoi cauchemardesque, terminant à l’avant-dernière place avec seulement deux victoires pour sept défaites.
Cette édition masculine a également été marquée par une polémique inhabituelle pour un sport réputé pour son fair-play. Un joueur suédois a accusé un adversaire canadien de tricherie, déclenchant un échange verbal tendu sur la glace. Une séquence largement commentée, qui a projeté sous les projecteurs une discipline plus souvent associée à la précision stratégique qu’à la controverse.


