JO 2026 : Rebecca Passler blanchie, l’Italienne réintégrée en pleine quinzaine olympique

Suspendue provisoirement après un contrôle positif au létrozole, la biathlète italienne Rebecca Passler a finalement été autorisée à rejoindre la sélection transalpine par la commission d’appel de l’agence antidopage italienne. Une décision qui relance le débat à Milan Cortina.

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L’Italienne Rebecca Passler lors d’un entraînement avant la Coupe du monde de biathlon, le 10 décembre 2025 à Hochfilzen, en Autriche. | PIERRE TEYSSOT / DPPI VIA AFP
L’Italienne Rebecca Passler lors d’un entraînement avant la Coupe du monde de biathlon, le 10 décembre 2025 à Hochfilzen, en Autriche. | PIERRE TEYSSOT / DPPI VIA AFP

Le feuilleton a duré moins de deux semaines, mais il a secoué le camp italien en plein Jeux. Rebecca Passler, 24 ans, contrôlée positive fin janvier lors d’un test hors compétition, est finalement autorisée à participer aux Jeux de Milan Cortina 2026.

La commission d’appel de la Nado italienne a levé sa suspension provisoire, estimant recevable la thèse d’une « ingestion involontaire ou contamination involontaire » de la substance détectée. La Fédération italienne des sports d’hiver a annoncé qu’elle rejoindrait l’équipe nationale à partir du 16 février.

Un contrôle positif au létrozole

Le 26 janvier, un prélèvement réalisé hors compétition avait révélé la présence de létrozole dans l’échantillon de la biathlète. Ce médicament, un anti œstrogène utilisé notamment dans le traitement du cancer du sein, figure sur la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage, dans la catégorie des modulateurs hormonaux et métaboliques.

Suspendue provisoirement le 2 février, Rebecca Passler avait immédiatement contesté les résultats. « Les derniers jours ont été très difficiles. J’ai toujours cru en ma bonne foi. Maintenant, je peux enfin me concentrer à cent pour cent sur le biathlon », a-t-elle déclaré dans un communiqué relayé par sa fédération.

L’Agence mondiale antidopage conserve toutefois la possibilité de faire appel de cette décision, ce qui pourrait prolonger l’incertitude juridique autour du dossier.

Une présence encore limitée

Sportivement, le calendrier ne joue pas en faveur de l’Italienne. Classée 33e au général de la Coupe du monde avant les Jeux, elle a déjà manqué l’individuel et ne participera ni au sprint ni à la poursuite.

Elle peut encore prétendre à une place dans le relais féminin du 18 février, si le staff italien décide de l’aligner. En revanche, la mass start du 21 février lui est fermée, réservée aux 15 premières du classement général, aux médaillées olympiques et aux meilleures des trois courses individuelles disputées à Milan.

Une affaire sensible en plein Jeux

Cette réintégration intervient dans un contexte où la lutte antidopage reste un sujet scruté de près. La levée rapide de la suspension, fondée sur la thèse de la contamination involontaire, suscite déjà des réactions contrastées dans le monde du biathlon.

Un membre d’une délégation nordique, sous couvert d’anonymat, glisse : « Les procédures doivent être respectées, mais en pleine quinzaine olympique, chaque décision est amplifiée. »

Pour l’Italie, pays hôte, l’enjeu dépasse le cas individuel. La présence de Rebecca Passler sur la ligne de départ, quelques jours après une suspension pour dopage, place les organisateurs et les autorités sportives sous les projecteurs.

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