Milan Cortina referme le rideau et la France quitte l’Italie avec un bilan inédit. Vingt trois médailles, un total jamais atteint aux Jeux d’hiver, et une délégation qui a existé presque chaque jour de compétition, souvent au sommet.
Derrière la moisson, il y a une réalité claire. Un sport locomotive, le biathlon, et autour, des disciplines capables d’apporter des points précieux, du ski de fond au ski alpinisme en passant par les sports de glace. Une dynamique collective, aussi, avec des relais tricolores décisifs.
Un record de podiums et une 6e place solide
Le chiffre marque les esprits. Huit médailles d’or, neuf d’argent et six de bronze, soit 23 podiums au total. La France termine au 6e rang mondial, au contact des grandes nations de l’hiver.
Ce total pulvérise le précédent record français aux Jeux d’hiver. La progression est nette. Elle traduit un élargissement de la base de performance et une capacité à convertir les occasions en médailles.
La nuance existe néanmoins. Malgré ce record, la France ne parvient pas à intégrer le top 5. L’objectif affiché avant les Jeux n’est donc pas totalement atteint. Mais la densité globale est là, et elle constitue un socle solide à quatre ans des Jeux dans les Alpes françaises.
Le biathlon en locomotive, 13 médailles
Le moteur tricolore s’appelle biathlon. Treize des vingt trois médailles françaises proviennent de cette discipline, dont six titres olympiques. Une domination qui s’est construite sur la régularité et la profondeur d’effectif.
Les relais ont pesé lourd, tout comme les épreuves individuelles. Lou Jeanmonnot incarne cette réussite avec quatre médailles à elle seule. Julia Simon et l’ensemble du collectif ont confirmé la place centrale du biathlon dans le modèle français.
Cette hégémonie a permis d’installer une dynamique positive dès les premiers jours et d’entretenir la confiance au sein de la délégation.
Des confirmations en ski de fond et en ski alpinisme
Le premier déclic est venu du ski de fond. Mathis Desloges a lancé la quinzaine avec une médaille d’argent sur le skiathlon, donnant immédiatement le ton. Le fond tricolore, longtemps en reconstruction, retrouve de la crédibilité sur la scène olympique.
Autre signal fort, le ski alpinisme, nouvelle discipline au programme olympique. Emily Harrop a décroché l’argent sur le sprint, Thibault Anselmet le bronze. La France s’impose d’emblée comme une nation majeure dans ce format en plein essor.
Au total, la délégation française a su exister au delà de son sport phare. Cette diversification constitue l’un des enseignements majeurs de ces Jeux.
Cap sur les Alpes 2030
Ces JO 2026 avaient valeur de test grandeur nature avant l’échéance nationale de 2030. Avec un record de médailles, la France s’avance vers ses Jeux à domicile avec des certitudes mais aussi des attentes accrues.
Le défi des prochaines années sera double. Consolider l’avance du biathlon tout en élargissant encore le champ des disciplines capables de monter sur le podium.
Rendez-vous maintenant à domicile dans 4 ans.


