À un an et demi du coup d’envoi du Mondial 2026, l’équipe de France avance déjà ses pions. Selon des informations confirmées par une source proche de la Fédération française de football, les Bleus établiront leur camp de base à Boston, dans le Massachusetts, pendant toute la durée de la compétition. Les joueurs seront hébergés dans un hôtel haut de gamme du centre-ville, tandis que les séances d’entraînement se dérouleront sur le campus du Babson College, à Wellesley, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest.
Ce choix confirme une orientation mûrement réfléchie par le staff tricolore, dans un contexte inédit. Le Mondial 2026 se tiendra du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, sur un territoire immense, imposant une planification logistique beaucoup plus lourde que lors des éditions précédentes.
Un ancrage sur la côte Est
La décision de s’installer à Boston n’est pas le fruit du hasard. Lors de la phase de groupes, la France disputera l’intégralité de ses trois premiers matchs sur la côte Est des États-Unis. Les Bleus ouvriront leur compétition à New York le 16 juin face au Sénégal, avant d’affronter un barragiste intercontinental à Philadelphie le 22 juin, puis la Norvège à Boston le 26 juin.
En choisissant une base unique à proximité de ces villes, le staff cherche avant tout à réduire les temps de trajet et la fatigue liée aux déplacements. Dans un tournoi où certaines sélections devront traverser le continent à plusieurs reprises, la stabilité géographique constitue un avantage non négligeable, notamment sur le plan de la récupération.
Des conditions de travail haut de gamme
L’environnement retenu répond également à des exigences sportives élevées. Le Babson College dispose d’installations modernes, régulièrement utilisées par des équipes professionnelles américaines. Les terrains, les infrastructures médicales et les espaces de récupération ont convaincu les responsables de la sélection française.
Côté hébergement, le choix d’un établissement cinq étoiles à Boston doit permettre au groupe de travailler dans un cadre sécurisé et discret, tout en offrant le confort nécessaire à une compétition longue de plus d’un mois. Un équilibre recherché par le sélectionneur Didier Deschamps, attaché à la notion de routine et de sérénité dans les grands tournois.
Une décision validée de longue date
La Fédération française de football avait entamé ses repérages dès la publication des sites potentiels proposés par la FIFA. Comme d’autres grandes nations, la France a toutefois choisi de s’éloigner du catalogue officiel pour retenir une option sur mesure, adaptée à son calendrier et à ses ambitions.
Boston figurait rapidement parmi les villes favorites, en raison de son climat relativement tempéré en été, de la qualité de ses infrastructures sportives et de sa bonne desserte aérienne. L’aéroport international Logan facilite en effet les déplacements vers les différentes villes hôtes, un paramètre clé dans un tournoi aussi éclaté géographiquement.
Une base pour lancer la campagne des Bleus
Emmenée par son capitaine Kylian Mbappé, l’équipe de France abordera ce Mondial avec le statut de prétendante au titre, huit ans après son sacre en Russie. Le camp de base de Boston sera le point d’ancrage de cette campagne, au moins jusqu’à la fin de la phase de groupes, et probablement au-delà en cas de parcours prolongé.
D’autres grandes sélections ont également officialisé leur implantation, à l’image de l’Allemagne, qui a choisi la Caroline du Nord. Autant de décisions qui montrent que, dans ce Mondial XXL, la préparation hors terrain pourrait peser presque autant que la performance sur la pelouse.
À Boston, les Bleus espèrent avoir trouvé le cadre idéal pour lancer leur aventure américaine et poser les bases d’un nouveau rendez-vous avec l’histoire.


