Il a douté, puis il a déroulé. Lundi soir, sur les courts de Monte-Carlo, Valentin Vacherot a connu une entrée en matière contrastée, longtemps hésitante avant de basculer dans une domination sans partage.
Le premier set donne le ton d’un match accroché. Trop de fautes directes, notamment dans le money time, permettent à Juan Manuel Cerundolo de faire la différence. L’Argentin break au moment clé et s’adjuge la manche 7-5, profitant d’un Vacherot encore en rodage.
Un début de match sous pression
La dynamique ne s’inverse pas immédiatement. Au début du deuxième set, Cerundolo poursuit sur sa lancée et s’offre même deux balles pour mener 3-0. Le scénario semble alors se refermer sur le Monégasque.
Mais c’est précisément à ce moment que le match bascule.
Dos au mur, Vacherot sauve son engagement, s’accroche, puis change de visage. Plus agressif, plus précis, il impose progressivement son rythme. Le public, acquis à sa cause, accompagne la montée en puissance.
Onze jeux consécutifs pour renverser le match
La transformation est brutale. Vacherot enchaîne. Jeu après jeu, point après point, il prend le contrôle total de l’échange.
Résultat : une série impressionnante de onze jeux consécutifs. Le deuxième set est expédié (6-2), le troisième devient une démonstration (6-1). En face, Cerundolo ne parvient plus à enrayer la mécanique.
À chaque point gagnant, le Monégasque laisse éclater sa frustration puis sa libération, poing serré, porté par un public conquis.
Un statut à confirmer face à Musetti
Ce succès n’est pas anodin. Il confirme le changement de dimension de Valentin Vacherot, désormais installé dans le Top 30 mondial après son titre à Shanghai en fin de saison dernière.
L’an dernier encore, il abordait ce tournoi avec une invitation, loin au classement. Cette fois, il est attendu.
Au deuxième tour, le défi s’annonce d’un tout autre calibre face à Lorenzo Musetti, numéro 5 mondial et finaliste de la dernière édition. Un adversaire diminué en ce début de saison, mais toujours redoutable sur terre battue.


