Valentin Royer fait de la résistance face à Carlos Alcaraz mais cède au finish à Doha

Audacieux et intense, Valentin Royer a longtemps fait douter Carlos Alcaraz avant de s’incliner 6 2, 7 5 au deuxième tour de l’ATP 500 de Doha. Le Français a mené 5 2 dans le second set, poussant le numéro un mondial à hausser le ton.

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L'intelligence de jeu de Valentin Royer n'aura pas eu raison d'Alcaraz - Noushad Thekkayil/NurPhoto via Getty Images

Arthur Polidet à Doha

Il n’a pas créé l’exploit, mais il a forcé le respect. Opposé au patron du circuit, Valentin Royer a joué sans complexe et sans retenue sur le central de Doha. Pendant une manche et demie, le Français a tenu tête à Carlos Alcaraz, au point de faire grimacer l’Espagnol.

Classé autour de la 60e place mondiale, Royer a abordé le match avec audace. Un ace pour démarrer, des frappes lourdes, une volonté claire d’entrer dans l’échange sans subir. Mais face à un Alcaraz encore en rodage, l’entame a tourné court.

Un premier set sous contrôle espagnol

Après un début accroché, Royer a cédé son service à 1 1. Trop d’imprécisions dans les moments importants, quelques secondes balles mal négociées et l’Espagnol a pris le large. Malgré deux occasions de débreak à 1 2, le Français n’a pas su convertir.

Alcaraz, parfois en gestion, a fini par breaker une deuxième fois pour s’adjuger la première manche 6 2. Un score sévère au regard de l’engagement affiché par le Français, mais logique dans la maîtrise.

Royer fait vaciller le numéro un mondial

Le tournant du match est intervenu au cœur du deuxième set. Plus agressif, plus précis dans ses zones, Royer a enchaîné les jeux. Il a mené 4 1, puis 5 2, profitant d’un léger relâchement adverse et d’une séquence remarquable de 15 points gagnés sur 18 au milieu de la manche.

Alcaraz, bousculé, s’est agacé contre lui-même. Royer frappait fort des deux côtés, prenait la balle tôt et s’offrait même une balle de break supplémentaire dans l’un des rares jeux conservés par l’Espagnol.

Le retour du patron

Mais face à un numéro un mondial, le moindre flottement se paie. À 5 2, Royer a légèrement forcé, cherchant peut-être trop vite la conclusion. Alcaraz, lui, a retrouvé sa constance. Quinze des dix-huit points suivants ont tourné en sa faveur.

Débreak à 3 5, égalisation à 5 5, puis accélération finale. L’Espagnol a refermé le match 7 5 en 1 heure 35, sans panique, avec ce mélange de sang froid et d’instinct qui le caractérise.

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