Le casting du jury était attendu, il confirme l’ambition internationale du Festival de Cannes. Pour cette édition 2026, neuf personnalités du cinéma mondial ont été réunies autour d’une figure majeure du septième art asiatique, Park Chan-wook. Le cinéaste, connu pour ses films stylisés et exigeants, aura la lourde tâche de guider les délibérations jusqu’à la remise de la Palme d’or, le 23 mai, dans le Grand Théâtre Lumière.
Autour de lui, le festival a choisi des profils variés, mêlant grandes figures hollywoodiennes, auteurs engagés et talents issus de différentes scènes cinématographiques.
Demi Moore et Chloé Zhao, entre Hollywood et cinéma d’auteur
Parmi les noms les plus attendus figure Demi Moore. Icône du cinéma américain, l’actrice incarne une génération marquée par les grandes productions hollywoodiennes, tout en ayant récemment opéré un retour remarqué dans des rôles plus exigeants.
À ses côtés, la réalisatrice Chloé Zhao apporte une autre sensibilité. Récompensée aux Oscars pour Nomadland, elle s’est imposée comme l’une des voix majeures du cinéma contemporain, à la croisée du film indépendant et des productions internationales.
L’acteur suédois Stellan Skarsgard complète ce trio de figures reconnues, habitué des plateaux européens comme américains, capable de naviguer entre blockbusters et cinéma d’auteur.
Un jury marqué par l’engagement et la diversité
Le choix du festival traduit également une volonté d’équilibre entre les disciplines. Le scénariste britannique Paul Laverty, collaborateur de longue date de Ken Loach, incarne une tradition de cinéma social et politique.
Autre profil singulier, celui de Isaach de Bankolé, acteur à la carrière internationale, passé par le cinéma indépendant américain comme par les productions européennes.
Cette diversité des parcours devrait nourrir des délibérations riches, dans un festival où les choix du jury sont souvent scrutés pour leur portée artistique autant que politique.
Une Palme d’or sous haute attention
Chaque année, la composition du jury donne un indice sur l’orientation possible du palmarès. Avec un président comme Park Chan-wook, habitué à des œuvres audacieuses et visuellement marquantes, et des jurés issus d’horizons variés, la sélection pourrait privilégier des films à forte identité.
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Le Festival de Cannes, qui reste l’un des principaux baromètres du cinéma mondial, voit ainsi se confirmer une tendance : celle d’un dialogue permanent entre industries et cinéma d’auteur, entre enjeux esthétiques et lectures politiques du monde.


