François Hollande accuse Jean Luc Mélenchon de propos « à connotation antisémite »

Invité du Grand Jury RTL Le Figaro M6, l’ancien président de la République François Hollande a vivement critiqué Jean Luc Mélenchon. Il estime que certains propos du leader de La France insoumise relèvent d’une dérive et juge qu’une alliance entre le Parti socialiste et LFI aux municipales constituerait une « compromission ».

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François Hollande, le 8 mars 2026 sur RTL - Nicolas Kovarik/RTL

À une semaine du premier tour des élections municipales, François Hollande a marqué une nouvelle fois sa distance avec Jean Luc Mélenchon. L’ancien chef de l’État, aujourd’hui député de Corrèze, était invité dimanche du Grand Jury RTL Le Figaro M6.

Interrogé sur l’hypothèse d’accords électoraux entre le Parti socialiste et La France insoumise dans certaines villes, il s’est montré très critique à l’égard du leader insoumis.

« Une partie de nos électeurs ne nous suivrait pas », a estimé François Hollande, évoquant les « insultes prononcées » par Jean Luc Mélenchon, « qui a pu avoir des propos à connotation antisémite ».

Une polémique autour des propos de Jean Luc Mélenchon

Les déclarations de François Hollande interviennent dans un contexte de polémique autour de propos tenus par Jean Luc Mélenchon sur le nom de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann.

Le dirigeant insoumis avait ensuite reconnu une erreur et présenté ses excuses sur le réseau social X, affirmant être « désolé » d’avoir « déformé par erreur » le nom de plusieurs personnalités.

Mais pour l’ancien président de la République, cette explication ne suffit pas. « Ses propos sont suffisamment graves pour être dénoncés en tant que tel », a t il déclaré.

Selon lui, ces déclarations traduisent « pas seulement une rupture, mais une dérive ».

Un refus d’alliance entre socialistes et insoumis

François Hollande a également mis en garde contre les conséquences politiques d’un rapprochement entre le Parti socialiste et La France insoumise dans les élections municipales.

Il estime qu’un tel accord constituerait une « compromission » pour les socialistes et pourrait provoquer le rejet d’une partie de leur électorat.

L’ancien président a notamment dénoncé certaines attaques politiques visant des personnalités en raison de leur nom ou de leur origine.

« Jouer sur les noms, les physiques, un phénomène que l’on connaît bien dans la vie politique, mais là quand cela prend cette connotation, avec des noms dont on sait que les personnes sont de confession juive, ça me paraît être très significatif », a t il affirmé.

Une fracture persistante à gauche

Ces déclarations illustrent les tensions persistantes entre les différentes composantes de la gauche française.

Alors que certaines forces politiques plaident pour des alliances électorales afin de peser dans les scrutins locaux, d’autres responsables socialistes refusent toute entente avec le mouvement de Jean Luc Mélenchon.

Pour François Hollande, cette stratégie pourrait conduire le leader insoumis à l’isolement politique. « Ce choix l’amènera à l’isolement », a t il estimé.

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