Antonelli confirme à Suzuka et prend la tête du championnat, Leclerc encore sur le podium

Vainqueur pour la deuxième fois consécutive, Kimi Antonelli s’impose au Japon et devient le plus jeune leader de l’histoire de la Formule 1. Charles Leclerc, troisième, confirme la solidité de Ferrari dans un début de saison bouleversé.

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Il n’aura fallu que deux courses pour changer de statut. Deux semaines après sa première victoire à Shanghai, Kimi Antonelli a récidivé sur le tracé exigeant de Suzuka, offrant à Mercedes-AMG Petronas un succès qui semblait encore hors de portée il y a quelques mois.

À 19 ans, l’Italien s’installe en tête du championnat du monde, devenant le plus jeune leader de l’histoire. Une performance qui confirme l’émergence d’un nouveau visage dans une discipline longtemps verrouillée.

Un départ manqué, une course parfaitement retournée

Tout avait pourtant mal commencé. Parti en pole position, Antonelli rate complètement son envol et se retrouve sixième au premier virage. Un scénario classique à Suzuka, où la première phase conditionne souvent la course.

« J’ai pris un départ catastrophique », a-t-il reconnu après l’arrivée. « Je vais devoir travailler ça. »

Mais le reste de sa course a été d’une maîtrise inattendue. Progressivement revenu dans le rythme, il s’est replacé dans la lutte pour le podium avant de bénéficier d’un fait de course déterminant. L’accident d’Oliver Bearman au virage de Spoon provoque une neutralisation.

Les leaders plongent aux stands. Antonelli reste en piste. Résultat : il hérite de la tête et s’offre un arrêt stratégique idéal. Relancé en première position, il ne commettra plus la moindre erreur.

« La voiture de sécurité m’a facilité la vie »

« Je ne sais pas ce qui se serait passé sans la voiture de sécurité, mais ça m’a facilité la vie », a reconnu l’Italien, lucide sur le rôle du timing dans sa victoire.

Derrière, Oscar Piastri a longtemps cru pouvoir l’inquiéter. Le pilote McLaren, auteur d’un excellent départ, a mené la course un temps avant de céder face à la stratégie adverse.

Sur la troisième marche, Charles Leclerc confirme la régularité de Scuderia Ferrari. Sans être en mesure de jouer la victoire, le Monégasque maximise le potentiel de sa monoplace et reste au contact au classement.

Mercedes relance la hiérarchie, Ferrari s’accroche

Ce succès confirme surtout le retour en force de Mercedes. L’écurie allemande, longtemps en retrait, retrouve une compétitivité qui lui permet de jouer la victoire sur des circuits exigeants.

George Russell échoue au pied du podium, incapable de dépasser Leclerc dans les derniers tours. Frustration pour le Britannique, qui voit son coéquipier prendre le large au championnat.

Ferrari, de son côté, s’installe comme une menace constante. Moins flamboyante, mais régulière, la Scuderia accumule les points et reste en embuscade.

Red Bull en crise, Verstappen impuissant

Le contraste est frappant avec Red Bull Racing. L’écurie, dominante ces dernières saisons, traverse un début d’année compliqué.

Max Verstappen, seulement 11e sur la grille, n’a jamais été en mesure de remonter dans le groupe de tête. Huitième à l’arrivée, il limite les dégâts sans masquer les difficultés de son équipe.

Même constat pour Isack Hadjar, piégé dans le trafic après un bon départ. À l’inverse, Pierre Gasly tire son épingle du jeu avec une solide septième place au volant d’Alpine F1 Team.

« Il fallait rester concentré jusqu’au bout, il était proche », a expliqué le Français, évoquant la pression constante exercée par Verstappen en fin de course.

Une saison déjà relancée

Deux courses, deux victoires. Kimi Antonelli n’est plus une promesse, mais une réalité. Sa capacité à transformer une course mal engagée en victoire témoigne d’une maturité rare.

La hiérarchie, longtemps figée, vacille. Mercedes revient, Ferrari s’installe, McLaren confirme. Red Bull doute.

Dans ce contexte, la pause imposée par le calendrier pourrait redistribuer les cartes. Mais à Suzuka, un signal clair a été envoyé : la Formule 1 a trouvé son nouveau point d’équilibre, et peut-être déjà son nouveau patron.

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Après des études en Affaires Publiques et à HEC Montréal, Timothé devient journaliste pigiste. Il collabore avec de nombreux médias français depuis Montréal.
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