Depuis plus de vingt ans, le Toyota RAV4 s’est imposé comme une valeur refuge. Fiable, spacieux, peu gourmand, il a accompagné la montée en puissance des SUV familiaux. Cette nouvelle génération n’a pas vocation à casser les codes, mais à les perfectionner.
À l’essai, le constat est clair. Toyota ne prend pas de risque. Le constructeur japonais consolide une formule éprouvée, en misant sur l’électrification et la technologie, tout en conservant ce qui fait le cœur du modèle.
La fin du 100% thermique
Chez Toyota, le choix est désormais tranché. Le RAV4 abandonne toute motorisation thermique classique. Il est proposé exclusivement en hybride ou en hybride rechargeable.
Dans la pratique, cela se traduit par une conduite très douce, presque linéaire. En ville, le SUV roule une grande partie du temps en électrique. Sur route, le système hybride prend le relais sans à-coups.
À l’usage, la consommation reste l’un des grands arguments. Autour de 6 litres aux 100 kilomètres en conditions réelles, un chiffre qui continue de faire référence dans la catégorie.
Sur la route, un progrès discret mais réel
Le changement ne saute pas immédiatement aux yeux, mais il se ressent. Le RAV4 gagne en précision. La direction est plus consistante, le châssis mieux maîtrisé.

Pour autant, inutile d’attendre une révolution. Le SUV reste fidèle à son ADN. Il privilégie le confort et la facilité de conduite plutôt que le dynamisme. Dans les enchaînements de virages, il rassure plus qu’il ne séduit.
Sur longs trajets en revanche, il excelle. Silencieux, stable, peu fatigant, il confirme son statut de compagnon de route idéal pour les familles.
À bord, Toyota rattrape enfin son retard
C’est sans doute l’évolution la plus visible. L’habitacle progresse nettement. Nouvel écran central, interface plus fluide, meilleure connectivité, le RAV4 entre enfin dans les standards actuels.
L’ergonomie reste simple, presque évidente. Un point fort face à certains concurrents plus démonstratifs mais moins intuitifs.
Tout n’est pas parfait. Les matériaux ne sont pas toujours au niveau du prix demandé, et l’ambiance générale manque encore d’un peu de caractère.
Un SUV au top mais un prix beaucoup moins accessible
Sur le papier, le RAV4 coche toujours toutes les cases. De l’espace pour les passagers, un coffre généreux, une consommation maîtrisée, une fiabilité reconnue.
Mais le contexte a changé. Face à lui, des modèles comme le Peugeot 3008 ou le Renault Austral ont élevé le niveau en matière de design, de technologie et de présentation.
Et surtout, les prix ont grimpé. Avec un ticket d’entrée qui dépasse désormais les 45 000 euros, le RAV4 n’est plus le choix évident qu’il a longtemps été.


