Primaire de la gauche : qui sont les cinq candidats déjà en lice pour 2027 ?

Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Philippe Brun et Jérôme Guedj ont annoncé leur participation à la primaire organisée par le Parti socialiste et Place publique. Le scrutin d’octobre doit départager des lignes politiques très différentes au sein du camp social démocrate.

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La primaire PS pour la présidentielle 2027 doit notamment opposer Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Philippe Brun et Jérôme Guedj.
La primaire PS pour la présidentielle 2027 doit notamment opposer Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Philippe Brun et Jérôme Guedj.

La primaire du Parti socialiste et de Place publique prend forme. Depuis l’officialisation dimanche soir de la candidature d’Olivier Faure, cinq prétendants ont désormais annoncé leur intention d’y participer. Ils devront encore déposer officiellement leur candidature avant le 15 septembre et réunir les parrainages exigés par les organisateurs. Le premier tour aura lieu les 9 et 10 octobre, puis un éventuel second tour les 16 et 17 octobre.

Le scrutin doit désigner le candidat de ce que ses organisateurs appellent la « gauche socialiste et démocratique ». Il réunira principalement le PS, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste. Ni La France insoumise, ni Les Écologistes, ni le Parti communiste ne participeront à cette primaire. Les sympathisants qui ne sont pas adhérents devront verser 15 euros pour pouvoir voter, avec un tarif réduit à 10 euros pour les étudiants et les personnes non imposables.

Raphaël Glucksmann part favori de la primaire

Raphaël Glucksmann est pour l’instant le candidat le mieux placé dans les sondages. Le coprésident de Place publique a officialisé sa candidature le 23 août après avoir longtemps espéré pouvoir s’imposer sans passer par une primaire. « J’ai toujours dit que je voulais mener cette bataille avec mes amis socialistes », a t il finalement déclaré.

L’eurodéputé défend une ligne résolument européenne, écologiste et sociale démocrate. Il a déjà reçu le soutien de plusieurs figures socialistes, notamment Boris Vallaud, Carole Delga et Nicolas Mayer Rossignol. Sa rupture avec Jean Luc Mélenchon constitue l’un de ses principaux marqueurs. Raphaël Glucksmann souhaitait même inscrire dans la charte de la primaire l’absence de toute future alliance avec LFI, ce qu’Olivier Faure a refusé.

Olivier Faure veut déjouer les sondages

Le premier secrétaire du Parti socialiste constitue son principal adversaire. Olivier Faure a officialisé sa candidature dimanche au journal de 20 heures de TF1. « Oui, je suis candidat à la présidence de la République, et je le fais parce que je veux porter une France plus juste », a t il déclaré.

Il assume une ligne plus ouverte au reste de la gauche que Raphaël Glucksmann, même s’il exclut tout accord présidentiel avec Jean Luc Mélenchon. Interrogé sur le retard que lui accordent les sondages, Olivier Faure a balayé l’argument : « Si vous considérez que les sondages sont l’élection, arrêtons les élections. » Il veut notamment faire campagne sur les salaires, les services publics, la transition écologique et la justice sociale.

Philippe Brun et Jérôme Guedj cherchent une troisième voie

Philippe Brun entend occuper un espace plus populaire. Député de l’Eure, il veut reconquérir les salariés partis vers le Rassemblement national et défend notamment une baisse des charges sur les bas salaires et une forme de retraite par capitalisation. « La priorité, c’est de parler aux ouvriers, aux employés, à cette France qui gagne entre 1 800 et 2 500 euros par mois », explique t il. Il oppose cette « gauche populaire » à la gauche de Raphaël Glucksmann, qu’il juge plus libérale, et à celle d’Olivier Faure, qu’il estime plus proche de Jean Luc Mélenchon.

Jérôme Guedj défend de son côté une gauche républicaine, laïque et universaliste. Le député de l’Essonne avait annoncé dès février sa volonté de se présenter à la présidentielle avant d’accepter finalement de participer à la primaire. Il entend notamment se distinguer de LFI sur la laïcité et l’antisémitisme, tout en défendant une politique sociale plus interventionniste.

Ségolène Royal tente un retour vingt ans après 2007

La candidature la plus inattendue reste celle de Ségolène Royal. Vingt ans après avoir atteint le second tour de la présidentielle face à Nicolas Sarkozy, l’ancienne ministre veut de nouveau tenter sa chance. « Je ne suis pas candidate pour moi, mais pour la nouvelle génération », a t elle assuré à Blois.

Ségolène Royal affirme avoir décidé de participer après de nombreux échanges avec des citoyens et des élus. Elle place parmi ses priorités « l’ordre juste », l’urgence climatique et la reconstruction d’un État fort. Elle invoque également la menace d’une victoire du Rassemblement national : « Comment pourrais je ne rien faire, face à l’hypothèse selon laquelle la première femme de l’histoire de France qui accéderait à la présidence en serait issue ? »

La liste pourrait encore évoluer avant le 15 septembre. La Gauche républicaine et socialiste d’Emmanuel Maurel participe à l’organisation de la primaire, mais aucun de ses membres n’avait encore officiellement rejoint les cinq candidats recensés lundi.

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