Raphaël Glucksmann promet 100 jours de « révolution écologique »

Pour son premier déplacement de campagne depuis l’officialisation de sa candidature, Raphaël Glucksmann a choisi l’écologie. Le candidat de Place publique promet cent jours pour accélérer la sortie des énergies fossiles, rénover les bâtiments et développer les renouvelables.

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Raphaël Glucksmann fait de l’écologie l’un des axes de sa présidentielle 2027 et promet cent jours de « révolution écologique ».
Raphaël Glucksmann fait de l’écologie l’un des axes de sa présidentielle 2027 et promet cent jours de « révolution écologique ».

Raphaël Glucksmann veut installer l’écologie au cœur de sa campagne présidentielle. Pour son premier déplacement depuis l’annonce officielle de sa candidature, l’eurodéputé s’est rendu mardi 25 août en Charente Maritime, aux côtés du sénateur écologiste Yannick Jadot. Au milieu d’un parc éolien, il a promis de lancer dès son arrivée à l’Élysée « les cent jours de la révolution écologique ».

Le candidat de Place publique veut faire de cette séquence le premier marqueur programmatique de sa campagne. « La transformation écologique est l’axe majeur de notre projet. Dès notre victoire, nous engagerons les cent jours de la révolution écologique », a t il déclaré. Ces cent jours doivent, selon lui, « libérer la France » de « son addiction au gaz et au pétrole » et faire de la lutte contre le réchauffement climatique « l’alpha et l’oméga des politiques publiques ».

Raphaël Glucksmann veut sortir la France du gaz et du pétrole

Le projet repose d’abord sur une accélération de la sortie des énergies fossiles. Raphaël Glucksmann veut développer fortement les énergies renouvelables, accélérer la rénovation thermique des bâtiments et électrifier davantage les transports et les usages industriels. Il veut également renforcer les politiques de sobriété énergétique.

Le candidat lie directement cette ambition écologique à un objectif de souveraineté. « La révolution écologique, c’est une révolution industrielle », affirme t il. Raphaël Glucksmann promet de relocaliser une partie des productions nécessaires à la transition, notamment les panneaux photovoltaïques, afin de réduire la dépendance de la France vis à vis de la Chine.

Cette orientation lui permet aussi de critiquer le bilan d’Emmanuel Macron. Raphaël Glucksmann estime que le président de la République n’a « pas voulu et pas su engager ces transformations ces dix dernières années ». « C’est fini les zigzags », a t il lancé lors de son déplacement.

Yannick Jadot rallie Raphaël Glucksmann, mais le nucléaire reste en débat

Le déplacement était également destiné à mettre en scène le soutien de Yannick Jadot. L’ancien candidat écologiste à la présidentielle de 2022 a annoncé lundi son ralliement à Raphaël Glucksmann et doit participer à l’élaboration du volet écologique de son programme. Il sera notamment chargé de préparer la mise en place d’un « état d’urgence écologique ».

Les deux hommes affichent plusieurs points d’accord. « On est d’accord sur l’urgence absolue qui est la sortie du gaz et du pétrole », assure Raphaël Glucksmann, qui cite également la rénovation thermique, l’efficacité énergétique, les transports électriques et le développement des renouvelables.

Un désaccord important subsiste toutefois sur le nucléaire. Raphaël Glucksmann défend la construction de nouveaux EPR, contrairement à Yannick Jadot. « On ne va pas se cacher les choses », reconnaît le candidat de Place publique, qui assure que « la question des nouveaux réacteurs nucléaires » reste à trancher. Les deux responsables se donnent un mois à un mois et demi pour trouver un compromis avant la présentation détaillée de leurs cent jours écologiques.

Une « révolution écologique » aussi sur l’agriculture et l’eau

Raphaël Glucksmann ne veut pas limiter son programme à l’énergie. Lors de son déplacement en Charente Maritime, il a également évoqué une réforme de la politique agricole commune et la création d’un « parlement de l’eau » pour traiter les conflits autour du partage de la ressource, notamment celui des mégabassines.

L’eurodéputé avait déjà commencé à détailler plusieurs mesures écologiques lors de son meeting d’Aubervilliers en juin. Il proposait alors de permettre aux ménages les plus modestes d’accéder à une voiture électrique pour environ 100 euros par mois et présentait la « libération écologique de la France » comme l’une de ses principales priorités.

Cette séquence intervient deux jours après l’officialisation de sa candidature à la présidentielle de 2027. Raphaël Glucksmann doit encore passer par la primaire organisée avec le Parti socialiste, prévue à l’automne.

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