La facture énergétique des Français continue de s'alourdir inexorablement à l'approche de l'hiver. Dans un communiqué publié lundi 12 octobre, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) annonce une nouvelle augmentation de 6,6 % du prix repère de vente du gaz naturel au 1er novembre. Celui-ci atteindra 194,90 euros TTC par mégawattheure, contre 182,88 euros en octobre et 172,05 euros en septembre.
Cette deuxième hausse consécutive intervient au moment où les températures commencent à baisser et où les ménages remettent progressivement leur chauffage en fonctionnement. Pour les consommateurs dont les contrats sont indexés sur le prix repère, le régulateur estime le surcoût moyen à 12 euros sur la facture de novembre. Une augmentation qui s'ajoute à celle d'octobre, déjà évaluée à 5,28 euros.
Les marchés internationaux font grimper les prix
L'augmentation annoncée par la CRE s'explique principalement par l'évolution des cours du gaz sur les marchés de gros. Les prix constatés en septembre, qui servent au calcul du tarif de novembre, ont progressé par rapport au mois précédent. Cette évolution se répercute directement sur les contrats indexés, dont les tarifs sont régulièrement révisés en fonction des conditions d'approvisionnement.
Les tensions énergétiques liées au conflit au Moyen-Orient continuent de peser sur les marchés, après plusieurs mois de fortes fluctuations. La CRE rappelle toutefois que seule la composante correspondant à l'approvisionnement évoluera en novembre. Les coûts d'acheminement et les taxes ne sont pas à l'origine de cette nouvelle augmentation.
Quatre ménages sur dix protégés par leur contrat
Tous les consommateurs ne subiront pas pour autant cette hausse. Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz en juillet 2023, les fournisseurs commercialisent différentes offres, dont certaines prévoient un prix du kilowattheure fixe pendant une durée déterminée. Selon la CRE, environ 40 % des consommateurs résidentiels disposaient d'un tel contrat à la fin de 2025 et ne sont donc pas directement concernés par l'évolution du prix repère pendant leur période de garantie.
Pour les autres, la situation pourrait devenir plus coûteuse si les cours demeurent élevés. La France comptait encore 10,23 millions de ménages titulaires d'un contrat de gaz naturel au 30 juin dernier. Dans ses dernières estimations, le régulateur considère que la facture annuelle moyenne pourrait augmenter de 11 % en 2026 par rapport à 2025, soit environ 135 euros supplémentaires, sous réserve d'une relative stabilité des prix d'ici décembre.





