Emmanuel Macron appelle à l'apaisement, sans remettre en cause les revendications des lycéens. En marge d'une visite au Mondial de l'automobile, à Paris, ce lundi 12 octobre, le chef de l'État a estimé que la mobilisation des jeunes devait se dérouler « dans le calme, dans l'ordre et dans le respect à la fois des personnes et des biens ». Une déclaration qui intervient alors que plusieurs établissements restent perturbés et qu'une nouvelle journée nationale de manifestations est prévue mardi.

Reconnaissant que les revendications lycéennes sont « des sujets qui méritent du temps, de la concertation, de la discussion, du respect », Emmanuel Macron a assuré que « les choses avancent ». Le président a également accusé La France insoumise d'instrumentaliser le mouvement, estimant que « dans plusieurs endroits, il y a eu une volonté de récupérer » la colère des jeunes.

Une nouvelle journée de mobilisation mardi

Après trois semaines de contestation contre le manque de moyens dans l'Éducation nationale, l'exécutif tente désormais de privilégier le dialogue. « Le gouvernement avance », a insisté Emmanuel Macron, précisant que les ministres concernés poursuivaient leur travail d'écoute et de concertation. Le déploiement de 3 000 professeurs remplaçants, annoncé la semaine dernière par le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, a notamment commencé dans les établissements les plus en difficulté.

Ces annonces n'ont toutefois pas convaincu les organisations lycéennes, qui appellent à une cinquième journée nationale de mobilisation mardi 13 octobre, avec le soutien de plusieurs syndicats enseignants. Jeudi dernier, 71 500 personnes avaient manifesté dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur. Le gouvernement, qui faisait état vendredi d'une diminution des blocages, espère désormais voir le mouvement refluer.