Un collégien armé d'un fusil de chasse a ouvert le feu ce lundi matin au collège Joseph-Lakanal d'Aubagne, près de Marseille, blessant le chef d'établissement et une professeure. L'adolescent de 14 ans, scolarisé dans ce même collège, a été rapidement interpellé. Les deux victimes ont été prises en charge par les secours et leur pronostic vital n'est pas engagé, selon les autorités.

D'après les premiers éléments de l'enquête, le jeune homme aurait pénétré dans l'établissement avec un fusil de chasse de calibre 12, avant de faire feu sur le principal et une enseignante de 37 ans. Le chef d'établissement a été atteint dans le bas du corps, tout comme la professeure. Une troisième personne aurait également été légèrement éraflée, selon une source policière citée par l'AFP. Aucun élève n'a été blessé, a confirmé la mairie d'Aubagne.

Deux ministres dépêchés sur place

Face à la gravité des faits, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, et à Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, de se rendre à Aubagne dans l'après-midi. Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels, doit également effectuer le déplacement. Le préfet des Bouches-du-Rhône et le directeur académique des services de l'Éducation nationale se sont rendus sur place dès la matinée.

Une cellule de crise a été ouverte en présence du maire d'Aubagne, afin de coordonner la prise en charge des victimes et l'accompagnement de la communauté éducative. La municipalité a demandé aux habitants d'éviter le secteur pour faciliter l'intervention des secours. L'enquête devra notamment déterminer comment l'adolescent a pu se procurer cette arme et les circonstances qui l'ont conduit à ouvrir le feu.

Une attaque sans lien établi avec la mobilisation lycéenne

Cette fusillade intervient alors que plusieurs établissements scolaires sont perturbés depuis près de trois semaines par un mouvement national de contestation lycéenne. Les autorités ont toutefois écarté tout lien avec ces manifestations. Selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, le collège Joseph-Lakanal n'était pas concerné par les blocages ce lundi matin.

Le mobile du suspect demeure inconnu à ce stade. Son interpellation et la présence d'une arme à feu dans un collège relancent néanmoins les interrogations sur la sécurité des établissements scolaires, alors que les personnels de l'Éducation nationale font régulièrement état de menaces et de violences dans l'exercice de leurs fonctions.